2 Mars 1969 – 2 Mars 2020 : 51 ans et Concorde est toujours bien présent parmi nous. Tous ceux qui ont eu la chance de voler dans cet avion ne peuvent l’oublier

Même si l’actualité est en ce moment morose, nous avons ce devoir du souvenir. Souvenir de ces hommes qui ont bouleversé le monde aéronautique en réalisant quelque chose qui paraissait impossible à l’époque. D’ailleurs c’est tellement vrai qu’aujourd’hui il n’existe rien de comparable et il faut trois fois plus de temps pour traversée l’Atlantique.

Difficile d’expliquer aux jeunes générations avec qui aujourd’hui, grâce à Internet et au téléphone portable tout va très vite, qu’il y a 50 ans on volait à Mach 2 soit 2200 kms / Heure.

Ces avancées technologiques, on les doit à Lucien Servanty, grand ingénieur de l’aviation française qui joua un rôle déterminant dans la conception et la construction du Concorde . Servanty mena à bien la totalité du programme d’essais mais, subitement décédé le 6 octobre 1973 à Toulouse à 64 ans, ne put assister au premier vol commercial de sa création en 1976.

Machine merveilleuse et compliquée parce qu’en tout point novatrice, Concorde exigea des années de calculs, d’études et de simulation avant son premier décollage, et pas moins de 2 135 vols d’essais. Des  pilotes virtuoses hors pair et passionnés, de l’ébauche initiale à la livraison aux compagnies : André Turcat, Jean Pinet, Jean Franchi, Gilbert Defer …

Pour le vol inaugural, retardé de trois jours en raison des mauvaises conditions météorologiques , c’est l’équipage constitué du commandant de bord André Turcat, du copilote Jacques Guignard, du mécanicien Michel Rétif et de l’ingénieur Henri Perrier, qui s’installe à bord de l’avion de ligne supersonique franco-britannique F-WTSS 001, encore au stade de prototype

La première sortie dans les airs du Concorde a lieu un peu après 15 h 30, après la réparation de quelques avaries. Le vol au-dessus de Toulouse ne durera pas moins de 29 minutes, étant réalisé avec les trains d’atterrissage sortis et le nez de l’avion baissé, devant un parterre de monde et de journalistes, le vol étant retransmis à la télévision. Suivra une conférence de presse, où André Turcat déclarera : « Vous voyez que la machine vole, et je peux ajouter qu’elle vole bien. » La légende du Concorde est lancée