Dans un livre, Bernard Marchand, narre ses plus beaux souvenirs, lors des 1 500 heures qu’il a effectuées de 1985 à 1990 comme co-pilote du célèbre Concorde. Il prit part à ces fameux vols spéciaux. À la vitesse de Mach 2, il transportait chefs d’États et célébrités. Un récit à découvrir dans Pilote de Concorde, vols spéciaux.

Bernard Marchand a été Officier Pilote de Ligne sur le supersonique franco-britannique de 1984 à 1990, avant de poursuivre sa carrière à Air France comme commandant de bord sur Airbus A310. Comme copilote sur le Concorde, il a pendant presque sept ans fait partie des quelques personnels navigants techniques régulièrement appelés à effectuer les voyages officiels, présidentiels, ministériels et à l’occasion papaux.

Bernard Marchand et son livre PILOTE DE CONCORDE

Des rencontres avec des personnalités

« Lors de mes premiers vols présidentiels, j’ai fait le vol retour de Cayenne à Paris de François Mitterrand », débute l’homme. « J’étais tout jeune. Le commandant s’est présenté à lui, mais nous ne l’avons que très peu vu. »

Autre président français, autre anecdote. « Pendant la crise de Nouméa, en septembre 1987, j’ai transporté Monsieur Jacques Chirac. C’était un homme très chaleureux. À peine arrivé à bord, il saluait tous les membres de l’équipage. »

Mais, ce n’est pas un homme politique qui l’a le plus marqué. Il s’agit de « la rencontre avec le pape Jean-Paul II, lors de sa tournée pastorale de 1989 dans l’océan Indien. Ce fut un bonheur intégral. À tour de rôle, nous sommes allés échanger quelques mots avec lui. Il émanait de sa personne une aura tout à fait spéciale. »

Un avion spécial

Si Bernard Marchand est attaché à ces souvenirs, il l’est également au Concorde. La légende de ce mythique avion venait bien sûr de ses caractéristiques techniques hors-norme, et principalement de sa vitesse. À l’heure du Brexit, le pilote souligne la grande coopération des ingénieurs franco-britanniques qui permit sa réalisation. « Ils eurent de nombreux problèmes à résoudre, comme l’échauffement cinétique par exemple, qu’ils ont résolu en créant une peau spéciale pour l’avion, la même qui permit l’invention en cuisine de la poêle Tefal »

« Une terrible catastrophe »

La tragédie du crash de Gonesse, en juillet 2000, précipita la fin du Concorde. Le commandant de bord qu’il était à l’époque était sur le point de faire décoller son Boeing 777. Il l’évoque avec émotion. « J’ai accueilli la nouvelle comme une terrible catastrophe et ma seule consolation étant que leur calvaire fut bref », confie-t-il.

« Je connaissais bien le commandant de bord, le co-pilote et une partie des membres de l’équipage. J’ai entendu les conversations radio enregistrées, ils se sont battus jusqu’au bout et ont essayé de se poser au Bourget, mais il était hélas trop tard. Leur sort était scellé. »

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