L’assemblage de l’avion démonstrateur biplace a débuté. Le XB1 (à l’échelle 1/3 de la version de ligne « Overture ») devrait sortir des hangars de la startup américaine en décembre 2019 pour effectuer son premier vol supersonique en 2020.

La cabine du supersonique surprend par la taille des hublots. Boom assure réussir cette prouesse sans risque accru de casse en vol et donc de dépressurisation. © Boom

Cette semaine au salon du Bourget, le fondateur et PDG de Boom, Blake Scholl, n’avait pas grand chose de nouveau à annoncer si ce n’est son optimisme. Il croit dur comme fer au remplaçant de Concorde 50 ans après. « Nous possédons aujourd’hui la technologie de pointe permettant d’effectuer des voyages aériens plus rapides et nos équipes travaillent sans relâche sur le projet. »

La start-up du Colorado compte désormais 150 salariés et de nouveaux partenariats ont été dévoilés, possibles grâce à une centaine de millions de dollars levés au printemps. Dassault Systèmes va se charger de la conception 3D et Stratasys de l’impression 3D. La start-up Promotheus fournira un carburant « neutre en carbone » grâce à sa technologie de capture de carbone dans l’air pour la transformer en kérosène. JPA Design enfin se chargera de l’aménagement de la cabine.

La fonction même du XB1 (composé de 4.000 pièces dont 725 déjà assemblées) n’est pas la certification du futur Supersonique. Il s’agit plutôt d’effectuer une série de vols tests avec les caractéristiques similaires au vrai modèle (matériaux composites avancés en fibre de carbone, voilure delta, propulsion à géométrie variable). Reste une question de taille, avec quels moteurs sera propulsé le futur supersonique ? Ceux-ci n’ont toujours pas été choisis, ni le nombre de versions proposées. S’agira-il d’un tout nouveau concept de turboréacteur ou un modèle dérivé d’un réacteur existant ? Blake Scholl promet, lui, un premier vol d’Overture en 2023, c’est à dire demain.

AEROBUZZ Juin 2019 Jérôme Bonnard