Le plan de l’État pour se débarrasser des restes gênants du Concorde

Voilà que l’on reparle du vol AF4590,  qui a brisé 113 vies en Juillet  2000. Plus exactement des débris qui sont toujours stockés pour les besoins de l’enquête. Je pense que tous les amoureux de Concorde, comme moi , vont être stupéfaits de voir comment l’on va se débarrasser définitivement de tous ces débris. N’y avait t’il pas moyen de faire un tri ? Des morceaux sont encore intactes et ne pouvait t’on pas imaginer autre chose ? A chacun d’avoir son propre avis mais subitement ce caractère d’urgence  me choque ; une réflexion plus large aurait peut être pu envisager une autre destin….

Les débris du Concorde le 26 juillet 2000 au lendemain du crash à Gonesse


Les déchets de l’avion supersonique qui s’est écrasé en 2000 sont toujours sous scellés. Le ministère de la Justice, qui en est propriétaire, veut absolument s’en débarrasser.

 

Les images sont encore gravées dans la mémoire de nombreux Français. Le 25 juillet 2000 le supersonique Concorde, qui permettait de relier Paris à New York en 3h30, s’écrasait peu après avoir décollé de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Les scellés judiciaires entreposés dans 77 caisses étanches, elles-mêmes stockées dans un hangar dans le Val-d’Oise, sont aujourd’hui devenus des déchets amiantés et même radioactifs pour certains. Déchets dont le ministère de la Justice, leur propriétaire, entend aujourd’hui vite se débarrasser, rapporte Le Parisien.

Aussi un appel d’offres a été passé le 11 février dernier par le ministère, révèle le quotidien, afin que ces débris, « brûlés et recouverts de kérosène séché » pour la plupart, soient traités. Le candidat retenu devrait être dévoilé d’ici dix jours et le marché public se fera « au coût global le moins cher ». Avant de disposer comme bon lui semble de ces déchets, l’entreprise retenue devra toutefois les faire examiner. Selon Le Parisien, au ministère de la Justice, on explique que « la dimension environnementale est intégrée dans l’appel d’offres ».

Auprès du quotidien, l’association de défense de l’environnement Robin des Bois se dit toutefois assez inquiète et s’étonne que « ces déchets n’aient pas été caractérisés », alors que dès l’année du drame, elle avait alerté sur une contamination par l’amiante. En 2000, ces particules avaient déjà rendu la conduite des fouilles et des expertises plus compliquée.

Des délais courts

D’autres pièces du crash contiennent par ailleurs des éléments radioactifs comme les détecteurs de fumée contenant de l’américium 241, et sans doute les trains d’atterrissage qui contiennent probablement de l’uranium appauvri. Comme le rappelle Le Parisien, les réacteurs du Concorde ont été conçus sur la base de technologies militaires. Or, certains engins comme les avions de chasses présentent dans les moteurs des alliages en thorium, un métal lourd de la même famille que l’uranium et le plutonium.

L’association Robin des Bois souhaite donc que l’Autorité de sûreté nucléaire soit rapidement sollicitée avant que les déchets du Concorde ne disparaissent complètement au terme de l’appel d’offres. Et les délais sont courts. Selon Le Parisien, les 77 caisses de détritus doivent avoir été évacuées au 31 juillet, date qui « correspond à la fin de la durée de stockage des débris », selon le ministère de la Justice.

CAPITAL , Ambre DEHARO 16 Juin 2019

 



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