Concorde est équipé de quatre ensembles  turboréacteurs Rolls-Royce  SNECMA Olympus 593 Mk 610 de 14 700 kg de poussée à sec et 17 260 kg avec post combustion et d’un canal d’éjection étudié et réalisé par la SNECMA.

Des modifications importantes ont permis d’accroître la poussée et de diminuer la consommation en régime subsonique. Des entrées d’air à section variable régulée par électronique réduisent la vitesse de l’air entrant dans le réacteur et la tuyère est aussi à section variable.

Entrées d’air à section variable .

Qu’est ce que La postcombustion ?

La postcombustion sert principalement pour le décollage sinon il faudrait 400 mètres de piste en plus. Avec près de 70 t de poussée au décollage, soit 160 000 CV, Concorde atteint, malgré ses 185 t, près de 400 km/h en 30 secondes et pourrait battre pendant le roulage n’importe quelle formule 1.

Mais elle sert également à passer le mur du son,de Mach 0,97 à Mach 1,7. Elle génère une consommation très élevée (80 tonnes par heure au  décollage au lieu de 20 en croisière). Elle n’est pas allumée sur les quatre moteurs en même temps mais par paires symétriques, d’abord les moteurs extérieurs, puis les moteurs intérieurs.

Le décollage s’effectue avec la postcombustion sur les quatre moteurs, puis elle est coupée, afin de réduire le bruit, à une vitesse de 280 kt (500 km/h). Arrivé au dessus de la  Manche la vitesse est augmentée en prenant de l’altitude pour passer le mur du son. Il faut une demi-heure pour passer de Mach 1 à Mach 2.

Le Concorde est le seul avion civil à utiliser les « reverses » en vol, car il ne dispose pas d’aérofreins

Air & Cosmos – 20 Novembre 1965 : CONCORDE : premiers essais au banc de l’Olympus 593-B