Le supersonique est venu à trois reprises dans les Vosges. Le chocolatier René Lamielle se souvient d’un meeting où La Liberté de l’Est avait affrété l’avion pour un vol.

En 1986, la Liberté de l’Est invitait le Concorde à l’aéroport d’Epinal-Mirecourt pour un meeting. Invité pour un vol jusqu’à Paris, le chocolatier René Lamielle avait réalisé un tableau en chocolat à l’effigie de l’oiseau blanc. Photo VM /Richard RASPES

Nous sommes en juillet 1986. « J’avais été invité par le patron de La Liberté de l’Est, Marcel Clément, qui organisait un meeting aérien à l’aéroport Epinal-Mirecourt », se souvient le chocolatier. Pour l’occasion René Lamielle avait réalisé un tableau en chocolat d’un mètre par soixante centimètres pesant près de 8 kg avec le Concorde incrusté dans le chocolat selon la technique des Emaux de Longwy.

C’était en plein été, il faisait très chaud ce jour-là. Pour éviter que le tableau n’arrive à l’état liquide à Mirecourt, René Lamielle est escorté par deux motards qui vont lui ouvrir la voie, « il y avait des centaines et des centaines de voitures sur des kilomètres, je n’avais jamais vu ça ». Finalement la création chocolatée arrivera à bon port. Peu avant que l’oiseau blanc ne pointe le bout de son nez pointu et son aile delta déployée au bout de la piste 26.

20 minutes l’aller, 5 h le retour

René Lamielle va donc ensuite avoir la chance de monter à bord de l’appareil. « C’était vraiment un très très bel oiseau, mais surtout de l’extérieur ! » Vont s’ensuivre une vingtaine de minutes fantastiques pour rejoindre Paris. Même si l’homme regrette que le supersonique n’ait pu franchir le mur du son du fait qu’il survolait des terres et non l’océan.Après un bon restaurant sur place, René Lamielle va reprendre la direction d’Épinal, mais pas de grand oiseau blanc cette fois, « on est rentré en bus ! 5 h pour rejoindre Épinal ! » sourit l’homme qui garde de cette journée un souvenir impérissable, » c’était un moment unique…