Le 11 août 1999, le F-BFVC a décollé à 11 heures (9 h 06 GMT) de Charles-de-Gaulle et après un demi-tour sur l’Atlantique, a atteint l’éclipse aux alentours de midi (heure française).
 
Les conditions étaient moins favorables que lors de l’éclipse africaine de 1973. (Sur l’équateur l’ombre se déplace moins rapidement).
 
En suivant la ligne de centralité, le temps d’éclipse totale était de 6 mn 30 s.
 
En entrant par le bord sud de l’ombre et en ressortant par le nord, le temps de visibilité de la totalité a été augmenté : résultat : 8 mn 10 s de bonheur.
 
La rencontre avec l’éclipse s’est déroulée entre N 4950.0 et W 01300.00, point d’entrée, et N 5020.0 W 00900.0, point de sortie.
 
Le phénomène n’étant visible que hublot gauche de chaque rangée, nous avons changé de place, suivant un ballet, organisé à la seconde près, pour que chacun puisse la voir pendant 2 minutes.
 
 
Une précision extraordinaire de vol, à 3 secondes près, par rapport au plan de vol initialement prévu.
 
Le rendez-vous était calculé à moins d’une minute près.
 
Concorde est revenu un peu après 13 heures (11 h 07 GMT), à Roissy Charles-de-Gaulle où l’éclipse partielle n’était pas terminée.
 
Nous avons pu admirer l’oiseau blanc devant le tarmac.
 
British Airways avait affrété deux Concorde pour le phénomène, mais il s’agissait d’un vol commercial. Il est à noter que, d’après mes informations obtenues le 28 avril 2011, lors des rencontres du ciel et de l’espace, les deux Concorde britanniques ont raté leur rendez-vous avec l’éclipse, les commandants de bord n’étaient pas des astronomes dans l’âme.
 
Comme quoi, la France n’est pas toujours « en retard » comme on l’entend si souvent dans les médias.
 
Pierre Olivier HUBAC
 
vidéo source http://xjubier.free.fr avec nos remerciements pour le partage de la vidéo

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